Ce que le bouche-à-oreille ne fait plus tout seul
Le bouche-à-oreille reste le meilleur canal d'un artisan, mais il a changé de forme : la personne à qui on a donné votre nom vous cherche sur Google avant d'appeler. Elle veut vérifier que vous existez, voir des chantiers, lire des avis. Si elle ne trouve rien, une partie de ces recommandations s'évapore sans que vous le sachiez jamais.
Et les nouveaux arrivants d'une commune n'ont pas de bouche-à-oreille : leur premier réflexe est « plombier » ou « électricien » plus le nom de la ville. Cette recherche a lieu tous les jours, et elle mène chez ceux qui ont un site.
Le vrai enjeu : choisir ses chantiers
Un carnet plein ne dit pas de quoi il est plein. Beaucoup d'artisans débordent de petits travaux et manquent des chantiers rentables, salle de bains complète, extension, rénovation, qui eux se comparent en ligne sur photos et sur devis. Un site bien fait attire ces demandes-là et filtre les autres : il annonce ce que vous faites, votre zone, vos ordres de grandeur.
Il y a aussi l'effet plateforme : les sites de mise en relation vendent le même contact à plusieurs artisans et se paient au passage. Les demandes qui arrivent par VOTRE site sont à vous seul, gratuites une fois le site payé.
Les cas où un site ne sert à rien, et les autres
Soyons honnêtes : si vous êtes à deux ans de la retraite avec un carnet plein de clients fidèles, ou si vous travaillez à 100 % en sous-traitance choisie et voulez que ça reste ainsi, un site ne changera pas votre vie. Gardez votre argent.
Dans tous les autres cas, la question n'est pas « si » mais « quand » : le référencement local met quelques semaines à quelques mois à monter, donc le site d'aujourd'hui travaille pour le carnet de l'an prochain. Le nôtre coûte 500 € une fois, puis 50 € par an, et il est pensé exactement pour ça : vos chantiers en photos, vos preuves, votre zone, et des demandes qui arrivent décrites avec photos, prêtes à chiffrer.